La course vers l’élection présidentielle de 2027 s’organise autour de multiples dynamiques. Au Nigeria, le candidat d’opposition Atiku Abubakar, membre du parti ADC, a sollicité une société de lobbying étatsunienne. Cette démarche vise à améliorer son image auprès des responsables politiques américains, tout en examinant le parcours du président Bola Tinubu. Ce dernier avait lui-même engagé un cabinet de conseil en janvier pour promouvoir sa ligne politique devant le Congrès à Washington, à une période où Donald Trump l’interpellait sur la situation des chrétiens au Nigeria.
En France, le paysage électoral est marqué par une fragmentation des candidatures et une résignation au sein des partis de gouvernement. Le Rassemblement national, représenté par Jordan Bardella et Marine Le Pen, occupe une place centrale dans les sondages. Ce contexte est influencé par des tendances populistes mondiales, incluant la situation politique aux États-Unis ou en Allemagne, où des élections régionales en Saxe-Anhalt sont prévues le 6 septembre. Par ailleurs, l’idée d’un second tour opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon est régulièrement évoquée par divers instituts.
La campagne voit également des positionnements marqués sur les questions sociales. Des figures comme Marine Le Pen, Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau ont été identifiées comme ciblant des populations vulnérables, telles que les femmes voilées, les gens du voyage ou les personnes migrantes, pour structurer leurs prises de parole de rentrée.
Le bloc central, représenté par Gabriel Attal et Édouard Philippe, cherche à définir une vision pragmatique de l’adaptation climatique. Gabriel Attal, candidat depuis le 22 mai, intègre la notion de dette écologique dans son programme et s’appuie sur les travaux d’Adrien Bilal, lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2026, pour lier transition écologique et économie. Il a également proposé un plan contre la sécheresse. De son côté, Édouard Philippe, maire du Havre, a multiplié les interventions durant l’été, notamment sur la rénovation thermique et les Canadair, après avoir reconnu lors d’une émission sur RTL le 1er juillet qu’il pouvait devenir écologiste. Il a également évoqué l’adaptation des infrastructures lors d’un débat organisé par le Medef à Paris le 27 août.
Ces différentes stratégies, observées lors de l’université d’été du Parti socialiste à Blois le 28 août 2026, illustrent une période de campagne balbutiante où les candidats tentent de répondre aux défis climatiques et aux pressions électorales tout en gérant leur bilan passé.
— Caricat-media.org

