La Réserve fédérale a procédé à une hausse de son taux directeur le mercredi 16 septembre. Cette décision, prise à l’unanimité par le comité de politique monétaire, porte le taux dans une fourchette située entre 3,75 % et 4 %. Cette mesure intervient dans un contexte marqué par la flambée des cours du pétrole et l’intensification des hostilités au Moyen-Orient.
Donald Trump a vivement critiqué cette orientation, qualifiant le comité de politisé et hostile. Le président américain réclamait au contraire une diminution rapide des taux pour soutenir l’économie avant les élections de mi-mandat prévues en novembre. Il avait pourtant nommé Kevin Warsh à la tête de l’institution pour remplacer Jerome Powell. Malgré les tensions, Donald Trump a réaffirmé sa confiance envers Kevin Warsh.
La Maison-Blanche a qualifié cette hausse de malheureuse. De son côté, la banque centrale justifie son choix par la nécessité de favoriser un retour vers son objectif d’inflation de 2 %. Kevin Warsh a précisé que le comité avait réduit sa politique accommodante, estimant que les conditions financières actuelles n’étaient pas restrictives. Selon les projections, 16 des 18 membres du comité anticipent au moins une nouvelle hausse d’ici la fin de l’année.
Le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier 2025 s’est accompagné de promesses de réduction de l’inflation. Cependant, plusieurs facteurs maintiennent une pression sur les prix : la politique tarifaire du président, les investissements dans l’intelligence artificielle et le choc énergétique lié à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Selon un outil de l’université Brown, la hausse du prix de l’essence depuis le début de ce conflit aurait coûté 108 milliards de dollars aux ménages.
Les projections de la banque centrale indiquent que les taux pourraient atteindre 4,00 % à 4,25 % d’ici la fin de l’année, avant de se stabiliser jusqu’en 2027. L’objectif d’inflation de 2 % ne serait pas atteint avant 2029. Diane Swonk, cheffe économiste de KPMG US, a souligné que la crédibilité de la Fed est en jeu face à une période inflationniste prolongée. Par ailleurs, le président de la Réserve fédérale a insisté sur la volonté du comité d’assurer la stabilité des prix.
— Caricat-media.org

