Une situation humanitaire critique
La situation dans la bande de Gaza demeure préoccupante. Depuis le cessez-le-feu conclu en octobre 2025 entre Israël et le Hamas, les autorités locales ont enregistré 1 334 morts et 4 429 blessés. Le travail d’exhumation des corps se poursuit dans des conditions précaires. Plus de 630 dépouilles ont été extraites des ruines entre novembre 2025 et septembre 2026, tandis que les autorités estiment que plus de 8 000 personnes demeurent ensevelies sous les décombres.
La préservation des preuves en péril
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé de vives inquiétudes face à la disparition potentielle d’éléments probants. Selon le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, des secteurs entiers sont nivelés par des engins lourds et des explosifs, effaçant les traces nécessaires à l’établissement de possibles crimes de guerre. L’ONU dénonce également le blocage par Israël de l’entrée d’outils médico-légaux, tels que les kits d’analyse ADN, empêchant l’identification formelle des victimes.
Une population civile sous contrainte
Le territoire est désormais scindé par la ligne jaune, une démarcation établie après l’accord de cessez-le-feu. Cette frontière divise Gaza en deux zones, limitant l’accès des Palestiniens à moins de 40 % de la superficie totale. Selon l’OCHA, environ 2,1 millions de personnes sont déplacées, vivant dans des conditions d’extrême précarité. Les familles, comme celles des quartiers d’Al-Tuffah et de Zeitoun, font face à une insécurité constante, redoutant les déplacements forcés et les frappes aériennes. Les agences onusiennes signalent que 94 % de la population nécessite une aide à l’hébergement.
Tensions régionales et frappes aériennes
Le conflit s’étend au-delà de Gaza. Dans la province iranienne d’Hormozgan, une mission mandatée par l’ONU a alerté sur les conséquences humaines de frappes américaines. Des attaques ont visé des habitations à Kuhestak et Qeshm, provoquant des pertes civiles au sein de communautés minoritaires. La présidente de la mission, Sara Hossain, a rappelé l’obligation de respecter le droit international humanitaire, soulignant que le non-respect de ces principes peut engager la responsabilité internationale. À Gaza, la violence persiste. Le 13 septembre, une frappe dans le quartier de Tel al-Hawa a causé la mort de deux personnes et fait 13 blessés. Le lendemain, d’autres frappes aériennes ont provoqué des décès supplémentaires. Face à ce bilan, l’ONU insiste sur la nécessité d’un accès sans entrave pour les enquêteurs afin de documenter les violations et d’apaiser les tensions actuelles.
— Caricat-media.org

