La course à l’élection présidentielle de 2027 a donné lieu à un premier échange d’idées. Le 27 août 2026, l’organisation patronale du Medef a rassemblé sept personnalités au stade Roland-Garros à Paris, dans l’enceinte Philippe-Chatrier. Durant deux heures, Gabriel Attal pour Renaissance, Raphaël Glucksmann représentant Place publique, Marine Le Pen pour le Rassemblement national, Jean-Luc Mélenchon au nom de La France insoumise, Édouard Philippe pour Horizons, Bruno Retailleau sous les couleurs des Républicains et Marine Tondelier pour Les Écologistes ont explicité leur projet économique. Ce débat s’appuyait sur les résultats d’un questionnaire adressé à plus de 66 000 dirigeants d’entreprise.
Tensions politiques autour des primaires à gauche
Au sein du Parti socialiste, les modalités d’investiture divisent. Le 9 juillet, les adhérents de la formation ont choisi à plus de 55 % des suffrages d’organiser un scrutin fermé. Cette option, également soutenue par les parlements de Place publique et du PS, s’avère avantageuse pour Raphaël Glucksmann. Auparavant, Olivier Faure s’était appuyé sur une étude d’opinion non diffusée. Ce document confidentiel indiquait qu’une consultation ouverte moyennant 2 euros aurait mobilisé près de deux millions d’électeurs. Lors des universités d’été le vendredi 28 août, François Hollande s’est ouvertement opposé à ce principe. L’ancien chef de l’État et député PS considère qu’un tel vote risque de diviser le rassemblement de la gauche. Affirmant qu’il n’y prendra pas part, l’ancien président plaide pour une union au-delà des partis et évoque une étape décisive en décembre.
Défis budgétaires et attentes des électeurs
Sur les finances publiques, revenir sous le niveau de 5 % de déficit en 2026 semble fortement compromis. De plus, le texte budgétaire pour 2027 s’annonce peu ambitieux et viser le chiffre de 3 % à l’horizon 2029 semble hors d’atteinte. Sur le plan des attentes citoyennes, une étude Ipsos-BVA et CESI École d’Ingénieurs préparée à l’intention du Laboratoire de la République fondé par Jean-Michel Blanquer montre que le pouvoir d’achat et la sécurité demeurent la double priorité. Dans le secteur économique, l’organisation Polyvia, qui représente la plasturgie, sollicite les candidats pour prémunir la filière du plastique face aux concurrences internationales.
Nouveaux débats et données démographiques
Un autre rendez-vous politique est fixé au 2 septembre à l’Académie du Climat, située à Paris. Cette soirée verra s’affronter le député de la Somme François Ruffin, qui préside la formation Debout ! et se présente au scrutin, et Dominique de Villepin, l’ex-Premier ministre qui a lancé le mouvement de la France humaniste. Ce débat prend place dans un contexte où les personnes de plus de 65 ans pèsent fortement sur la démographie, les comptes publics et l’électorat, rendant complexes les discussions sur l’équité générationnelle à seulement huit mois du scrutin.
— Caricat-media.org

