L’armée de la République islamique d’Iran a officialisé, ce dimanche 16 août, une rétribution financière visant les troupes des États-Unis. D’après les propos tenus par Amir Hatami, chef d’état-major des forces armées, une somme de 30 000 dollars sera octroyée à quiconque neutralise ou capture un soldat américain pour le remettre aux autorités. Ce montant équivaut à cinq milliards de tomans, une monnaie informelle correspondant à 10 000 rials iraniens. La prime sera accordée au double si cette initiative est accomplie par une femme, le commandant qualifiant de courageuses les citoyennes susceptibles d’y participer.
Des conditions liées à une intrusion territoriale
Selon l’agence officielle Irna, Amir Hatami a expliqué que ce mécanisme financier faisait suite aux sollicitations nombreuses d’individus désirant offrir une aide monétaire. L’emploi de l’expression militaire envahisseur laisse penser que cette mesure s’appliquerait en cas de franchissement non autorisé des frontières de l’Iran. Jusqu’à présent, aucune présence terrestre des troupes de Washington n’a été répertoriée dans le pays tout au long de cet affrontement, à l’exception d’une opération d’assistance conduite en avril afin d’extraire un pilote américain à la suite du crash de son avion.
Un conflit concentré autour du détroit d’Ormuz
L’affrontement armé entre Washington et Téhéran s’est ouvert le 28 février à la suite de bombardements conjoints menés par Israël et les États-Unis. La République islamique avait alors riposté en ciblant des nations du Golfe associées à la puissance américaine. Un arrêt des combats avait été entériné en avril, suivi d’un texte d’orientation en juin en vue de pourparlers de paix, avant d’être rompu. Les deux parties s’affrontent désormais au travers d’attaques isolées, concentrées autour de la zone maritime du détroit d’Ormuz. Dans ce secteur stratégique, un pétrolier émirati a récemment subi une frappe iranienne.
Tensions verbales et pertes matérielles importantes
La situation dans le détroit suscite de vives polémiques. Lors d’un rassemblement public tenu à Garden City, près de la ville de New York, le président Donald Trump a soutenu que la zone allait bientôt intégrer le territoire des États-Unis. Téhéran a réagi en qualifiant cette affirmation de mensonge, alors que le dirigeant américain a tenu ce discours sur un ton hilare. Sur le plan logistique et économique, le trafic maritime dans la voie d’eau s’est effondré, passant d’un rythme de 130 navires par jour avant les hostilités à seulement 12 actuellement. De plus, l’armée américaine déplore la destruction de 45 drones de modèle Reaper, un équipement dont la valeur atteindrait jusqu’à 50 millions de dollars par unité, représentant 25% de sa flotte aérienne.
— Caricat-media.org

