Le cycle de maintenance logicielle de septembre 2026 a marqué un tournant pour Microsoft, avec un volume inédit de vulnérabilités traitées. Malgré l’usage de systèmes automatisés pour la détection de failles, ces modifications massives du code ont généré des effets secondaires imprévus. Plusieurs régressions ont contraint l’éditeur à diffuser des correctifs hors cycle pour restaurer des fonctionnalités altérées.
Le 14 septembre, une intervention a permis de résoudre des anomalies critiques affectant les services de bureau à distance, connus sous l’acronyme RDS. Des entreprises avaient rapporté des échecs de connexion et des sessions persistantes nécessitant des redémarrages forcés. Par ailleurs, des erreurs de communication avec le domaine Active Directory ont été constatées, liées à l’activation d’un mécanisme de sécurité spécifique. Microsoft précise que cette fonction nécessite un environnement Windows Server 2025 pour opérer normalement.
La gestion du son sous Windows a également subi des perturbations, rendant certains périphériques USB inopérants. Si des correctifs ont partiellement rétabli les modes 3D et multicanaux, des microphones restent affectés. En parallèle, le logiciel Excel rencontre des difficultés avec les opérations de copier-coller. La mise à jour KB5002665 tente de pallier ces échecs, bien que le problème persiste en présence de mises en forme conditionnelles. L’éditeur préconise temporairement l’usage de la fonction Collage spécial.
Sur le front de l’intelligence artificielle, OpenAI a lancé le 17 septembre une extension intégrant ChatGPT dans Word. Disponible sur tous les forfaits, cet assistant permet de résumer ou de corriger des documents. À compter du 1er octobre 2026, l’outil sera activé par défaut dans les environnements professionnels.
Ces évolutions s’inscrivent dans un débat stratégique plus large. Mustafa Suleyman, dirigeant de Microsoft AI, a exprimé des critiques envers l’approche d’Anthropic. Il conteste l’anthropomorphisme appliqué aux modèles comme Claude, estimant qu’attribuer des droits ou un statut moral à ces systèmes est une erreur. Pour Microsoft, l’IA doit demeurer un moteur d’exécution sous contrôle humain, dépourvu de personnalité juridique.
— Caricat-media.org

