Le jeudi 10 septembre, l’équipe de France féminine de basket a marqué l’histoire de sa discipline. À Berlin, les joueuses tricolores ont décroché leur place pour la première demi-finale de Coupe du monde jamais atteinte par le pays. Cette victoire met fin à une série de six échecs consécutifs au stade des quarts de finale. Si la France possédait déjà une médaille de bronze obtenue en 1953, celle-ci avait été remportée dans un format de poule finale différent.
Le succès contre la sélection chinoise, conclu sur le score de 90-61, témoigne de la solidité actuelle du groupe dirigé par Jean-Aimé Toupane. Pour contrer le défi physique imposé par des intérieures comme Zhang Ziyu, haute de 2,23 mètres, et Xu Han, mesurant 2,05 mètres, les Françaises ont mis en place une stratégie défensive rigoureuse. Dominique Malonga a souligné l’importance de ce travail collectif, expliquant que les Bleues ont systématiquement pris les adversaires à deux pour limiter leurs mouvements dans la raquette. Cette agressivité défensive a permis de forcer 21 balles perdues côté chinois.
Sur le plan offensif, Marine Johannès a été déterminante, inscrivant 15 points. Sortie du banc, l’arrière a notamment réussi plusieurs paniers à trois points cruciaux pour creuser l’écart. Le sélectionneur Jean-Aimé Toupane a salué l’état d’esprit de ses joueuses, bien qu’il ait noté une propension à tirer sans construire de système, une habitude qu’il juge risquée. Malgré ces réserves, il a loué la volonté de partage du ballon au sein de l’effectif.
Arrivées à Berlin avec une préparation écourtée par la saison WNBA, les Bleues affichent une détermination particulière. Huit des douze joueuses présentes dans le groupe évoluent d’ailleurs au sein de la ligue nord-américaine. Dominique Malonga, qui a rejoint l’équipe quatre jours seulement avant le tournoi, a exprimé la fierté du groupe tout en insistant sur l’ambition de viser plus haut. La capitaine Gabby Williams et ses partenaires se projettent désormais sur la suite de la compétition.
Samedi, la France disputera son ticket pour la finale contre la Belgique ou l’Allemagne. Forte de ses récentes performances, notamment des médailles d’argent aux Jeux olympiques de 2012 et 2024, l’équipe de France semble en mission. Pour Dominique Malonga, la clé de la réussite réside dans la capacité à imposer son propre rythme, une intensité qui, selon elle, rend les Bleues difficiles à battre.
— Caricat-media.org

