La jeune pousse technologique Operation Bluebird, installée en Virginie aux États-Unis, a rendu accessible sa plateforme nommée Twitter.now. Ce projet est porté par deux cofondateurs, Michael Peroff et Stephen Coates, qui ont travaillé comme juriste pour l’ancien Twitter avant le rachat par Elon Musk. La société soutient que la marque initiale a été abandonnée par X Corp lors de la transition vers le nom X. En décembre 2025, l’entreprise avait déposé une demande officielle pour enregistrer la marque Twitter.
Une situation juridique complexe
Le lancement de ce service intervient sans attendre une décision écrite finale de la cour fédérale du Delaware. Une action en justice est menée par la société X Corporation pour contester cette démarche. Selon Elon Musk, la marque demeure active et cette tentative d’appropriation représente une violation de ses droits. Lors d’une audience tenue en avril 2026, le juge Colm Connolly a formulé un avis indiquant que X Corp semblait avoir renoncé aux droits sur le logo à l’oiseau bleu ainsi que sur le terme tweet. Pour Stephen Coates, ces remarques ont constitué un signal favorable pour avancer.
Le fonctionnement de la plateforme
Le réseau social intègre un moteur de vérification nommé Vera, propulsé par le modèle Gemini de Google. Ce système analyse les publications en temps réel pour évaluer leur fiabilité. Stephen Coates a testé l’outil avec des affirmations volontairement inexactes, comme l’idée que George Washington était le deuxième président, afin d’observer la réaction du moteur. Les membres peuvent ajuster un curseur, le Trust Dial, pour moduler l’exposition aux contenus selon leur niveau de confiance. L’objectif affiché par les créateurs est de favoriser la liberté d’expression sans amplifier la désinformation. Pour l’heure, le site compte quelques centaines d’utilisateurs. Le modèle économique repose sur des abonnements payants, avec des tarifs débutant à 20 dollars pour le statut Founder et atteignant 40 dollars ou plus pour le statut Fighter. Ces revenus servent à financer le combat juridique et à limiter la présence de comptes automatisés.
— Caricat-media.org

