L’accumulation des déclarations de candidature
Le décompte des prétendants à la magistrature suprême devient particulièrement complexe. Le dimanche 30 août, le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, s’est officiellement déclaré candidat, affirmant souhaiter lutter pour une France plus juste et éviter un succès de Marine Le Pen. Il fait suite à Francis Lalanne, épaulé par Dieudonné. Parallèlement, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin tente de concrétiser sa participation, tandis que Natacha Polony laisse toutes les options ouvertes.
Le débat sur les primaires au sein de la droite
Face à ce morcellement, les discussions relatives à des scrutins internes s’intensifient. Le président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, a indiqué le vendredi 28 août qu’il affronterait une éventuelle primaire sans y croire véritablement. Dès le mois de mars, le président du Sénat, Gérard Larcher, préconisait ce mécanisme en l’absence de candidat naturel. De son côté, le président de la région Normandie, Hervé Morin, a lancé un appel le 26 août pour une compétition ouverte regroupant aussi le centre, s’appuyant sur l’appui de 300 maires afin d’empêcher une défaite liée aux divisions.
Cependant, tous les dirigeants de droite ne partagent pas cette option. Lors du rassemblement du Mouvement des entreprises de France, Xavier Bertrand a affirmé sa propre candidature tout en excluant le principe d’une primaire, évoquant le précédent score inférieur à 5 % de Valérie Pécresse. De son côté, le maire de Cannes, David Lisnard, également responsable de l’Association des maires de France, a officialisé son engagement tout en figurant parmi les élus favorables au vote de départage.
La situation au centre et les perspectives des sondages
Dans le bloc central, les anciens Premiers ministres Edouard Philippe et Gabriel Attal s’affrontent à distance. Selon le baromètre Ifop-Fiducia, Edouard Philippe rassemble 14,5 % des intentions de vote, devançant Gabriel Attal avec 8 % et Bruno Retailleau crédité de 6 %. Ce même sondage indique qu’Edouard Philippe accéderait au second tour contre Marine Le Pen avec 18 % des voix s’il représentait seul son camp. Les deux hommes restent distancés par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Le politologue Mathieu Doiret souligne par ailleurs la stabilité de l’électorat du Rassemblement National. Interrogé le 27 août, Gabriel Attal a mentionné avoir suggéré un départage par le vote à Edouard Philippe, une initiative déclinée par ce dernier. Pour sa part, Maud Bregeon estime la compétition terminée au bénéfice d’Edouard Philippe, critiquant l’hypocrisie autour des primaires.
Les initiatives à gauche et les thèmes de campagne
À gauche, une consultation est planifiée en octobre entre le Parti Socialiste et Place Publique. Elle vise à désigner un représentant parmi Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Philippe Brun ou Ségolène Royal. Néanmoins, Bernard Cazeneuve refuse d’y prendre part, alors que les écologistes n’y sont pas associés. Sur le terrain des idées, Marine Tondelier propose d’accroître la rémunération des enseignants de 15 %, rejoignant des suggestions formulées par d’autres prétendants dans un contexte de débats axés sur le coût du travail et le salaire net.
— Caricat-media.org

