Une décision rédigée par la magistrate Rita Lin invalide la mise à l’écart décrétée par le Pentagone contre l’entreprise Anthropic. D’après le jugement transmis par le tribunal, l’administration fédérale a agi de manière illégale en sanctionnant la firme californienne. Les tensions ont émergé en février sous les accusations émanant du président Donald Trump ainsi que de Pete Hegseth, alors secrétaire à la Défense. Durant le mois de mars 2026, le département de la Défense a classé la structure parmi les risques pour la chaîne d’approvisionnement. Cette mesure contraignait les fournisseurs travaillant avec le Pentagone à garantir l’absence d’utilisation des technologies Claude.
Cette mesure faisait suite au refus exprimé par le dirigeant Dario Amodei de céder aux exigences gouvernementales. Le responsable d’Anthropic rejetait toute intégration des technologies de sa firme dans des drones armés autonomes ou des dispositifs de surveillance de masse. La magistrate a souligné que le gouvernement souhaitait faire un exemple public de la firme en raison de ses critiques. Selon l’ordonnance de 59 pages, le Pentagone est finalement revenu sur son affirmation selon laquelle l’entreprise conserverait un accès secret à ses systèmes. L’institution militaire a maintenu des échanges contractuels avec la firme au sujet de son modèle baptisé Mythos, tandis que le secrétaire Pete Hegseth avait envisagé d’appliquer la loi sur la production de défense.
Implantée à San Francisco, la société d’intérêt public Anthropic a été créée durant l’année 2021 par Daniela Amodei et Dario Amodei, d’anciens membres d’OpenAI. L’entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle a atteint une valorisation de 965 milliards de dollars américains au mois de mai 2026. L’organisation envisage une première cotation boursière durant l’automne 2026. Par ailleurs, la firme a élaboré la spécification Model Hardware Standard, conçue pour relier les programmes informatiques à des équipements physiques comme des microscopes ou des bras robotisés. Un représentant de la société a affirmé l’intention de l’entreprise d’œuvrer avec les autorités au bénéfice de la sécurité nationale.
En parallèle de ce litige judiciaire, une note interne rédigée en avril 2024 détaille une initiative confidentielle nommée Project Panama. Ce programme d’Anthropic vise la numérisation destructive d’ouvrages physiques pour alimenter l’apprentissage de ses modèles. Des équipements coupent les reliures des livres avant que les feuilles ne soient scannées puis détruites. D’après les documents de l’entreprise, des millions d’ouvrages ont déjà été traités de cette façon. Ces pratiques matérielles surviennent au moment où des travaux menés par l’organisme Brookings Institution via son Centre pour l’éducation universelle soulignent des risques liés aux outils génératifs pour les élèves, incitant certains parents à privilégier l’usage du papier et du crayon.
— Caricat-media.org

