La famille de Tony Gatlif a communiqué le décès du cinéaste survenu à l’âge de 77 ans. Ce réalisateur, scénariste et compositeur était reconnu comme une figure majeure du cinéma français. Son travail artistique s’est principalement concentré sur la mise en lumière de la culture gitane, un engagement qui a marqué l’ensemble de sa filmographie.
Parmi les œuvres marquantes de sa carrière, le film Gadjo Dilo occupe une place centrale, mettant en scène les acteurs Rona Hartner et Romain Duris. Au total, le cinéaste a réalisé 25 films, explorant des thématiques liées aux frontières et au voyage. Son parcours cinématographique a été salué par la profession, notamment lors du Festival de Cannes en 2004 où il a reçu le prix de la mise en scène pour son long-métrage intitulé Exils.
Né à Alger, Tony Gatlif a construit son œuvre en France. Il était décrit comme un peintre joyeux et désordonné du monde gitan, cherchant à exalter cette culture à travers ses créations musicales et cinématographiques. Son approche artistique était souvent qualifiée d’œuvre de combat, portée par un goût prononcé pour les chemins de traverse et l’effacement des frontières.
Au moment de sa disparition, le cinéaste était engagé dans la préparation d’un nouveau projet de film historique. Il est décédé mercredi à Arles, dans les Bouches-du-Rhône, en raison d’un problème de santé. Les circonstances de son décès ont été précisées par ses proches. La ministre française de la Culture a rendu hommage au réalisateur sur le réseau social X, soulignant son attachement aux trajectoires singulières et aux horizons ouverts.
Le souvenir de ses films, tels que Gadjo Dilo ou Exils, demeure le témoignage de son implication constante pour la représentation de la culture tzigane sur grand écran. La carrière de Tony Gatlif, riche d’une vingtaine de longs-métrages, laisse derrière elle une empreinte durable dans le paysage cinématographique, marquée par une volonté de transmettre la fièvre et la vitalité de la culture gitane au public.
— Caricat-media.org

