Des poursuites judiciaires confirmées à Versailles
Une étape importante est franchie dans le dossier lié à l’agression de Kheira Hamraoui. D’après une ordonnance judiciaire rendue le vendredi 6 novembre, l’ancienne footballeuse du Paris Saint-Germain Aminata Diallo comparaîtra devant la justice correctionnelle à Versailles. L’ex-internationale française, qui joue aujourd’hui en Arabie saoudite, devra répondre d’accusations portant sur une association de malfaiteurs ainsi qu’une complicité relative à des violences volontaires commises avec des circonstances aggravantes. Le parquet de Versailles avait préalablement sollicité la tenue de ce procès au terme des investigations.
Au total, sept personnes se trouvent envoyées devant la juridiction correctionnelle. Le juge d’instruction estime que la footballeuse a commandité l’assaut et a guidé les agresseurs vers la cible sans prendre part directement aux frappes. Les investigations ciblent également cinq autres individus soupçonnés d’avoir directement exécuté ou participé à l’opération violente.
Les détails de l’attaque survenue en 2021
Les faits examinés se sont déroulés le 4 novembre 2021 sur la commune de Chatou, située dans le département des Yvelines. Alors que les deux milieux de terrain du club parisien revenaient d’un repas d’équipe, Kheira Hamraoui a été prise pour cible sous les yeux d’Aminata Diallo. Deux hommes l’ont violemment frappée aux jambes à l’aide de barres en fer. Les deux sportives ont partagé le même maillot entre 2021 et 2022 avant que le dossier ne connaisse ce prolongement judiciaire après cinq années d’enquête.
Le statut du conseiller sportif César Mavacala
Parmi les sept prévenus figure aussi César Mavacala, qui exerçait comme conseiller sportif auprès de diverses joueuses de la capitale. Il est poursuivi pour la pratique non autorisée de la profession d’agent sportif. En revanche, le magistrat instructeur a décidé d’un non-lieu en sa faveur concernant les accusations d’escroquerie et d’extorsion commises en bande organisée. Le juge a considéré que le dossier ne fournissait pas les preuves suffisantes de contraintes ou de menaces caractérisant ce délit.
Son avocate, Me Sandrine Pégand, a exprimé sa satisfaction suite à cette décision écartant le volet poursuivi le plus lourd. Elle a affirmé que son client aborderait l’audience judiciaire à venir avec sérénité et détermination.
Les réactions des parties civiles et la suite du procès
Du côté de la victime, les avocats de Kheira Hamraoui, Mes Julia Minkowski et Saïd Harir, se réjouissent de l’aboutissement des démarches après cinq années d’instruction. Ils ont qualifié l’événement de violences hors normes dans le monde du sport et du football. Selon leurs déclarations, ce jugement permettra d’exposer publiquement toute la vérité après la campagne de dénigrement jugée inadmissible subie par leur cliente à la suite de l’agression.
D’après les précisions communiquées par le parquet, la date précise du rassemblement au tribunal n’a pas encore été arrêtée.
— Caricat-media.org

