Le monde du rallye WRC tient un nouveau champion. À 37 ans, le Gallois Elfyn Evans a validé son tout premier sacre mondial ce dimanche 4 octobre. Ce dénouement est survenu à l’occasion du rallye de Sardaigne, qui constituait la manche finale d’une saison écourtée après l’annulation de l’épreuve saoudite. Le pilote Toyota, qui avait déjà terminé deuxième du classement général à cinq reprises entre 2020 et 2025, succède ainsi au Français Sébastien Ogier.
La course au titre a été marquée par une tension extrême jusqu’aux derniers mètres. Elfyn Evans, qui occupait une position de leader au classement mondial avant le début du week-end italien, a connu des difficultés sur les routes sardes, décrites comme particulièrement piégeuses. Il a notamment subi une crevaison lors de l’avant-dernière spéciale. Son avance, qui s’était réduite au fil de l’épreuve, n’était plus que d’un point avant le départ du Power Stage décisif.
Son coéquipier, le Suédois Oliver Solberg, représentait la principale menace pour la couronne mondiale. Ayant entamé ce rallye avec un retard de 21 points, le Suédois a réalisé une remontée impressionnante. Lors de la 17e et dernière spéciale, longue de 7,1 kilomètres, Solberg semblait en mesure de renverser la situation en améliorant les chronos intermédiaires. Cependant, une erreur de pilotage dans l’avant-dernière courbe l’a contraint à quitter la piste. Cette faute a permis à Elfyn Evans, cinquième de l’épreuve, de conserver cinq points d’avance sur son dauphin.
À l’issue de la course, le nouveau champion a exprimé son incrédulité, tout en manifestant sa compassion envers son coéquipier. De son côté, le nonuple champion du monde Sébastien Ogier a terminé à la deuxième place de ce rallye, s’offrant son 121e podium en carrière. Le Français Adrien Fourmaux, malgré deux crevaisons, s’est classé quatrième. Ce rallye de Sardaigne marque également la fin de la catégorie rally1, introduite en 2022. Une réglementation simplifiée sera mise en place en 2027.
— Caricat-media.org

