Une nouvelle phase de confrontation économique a été lancée par les autorités américaines à l’encontre de l’Iran. Scott Bessent, secrétaire au Trésor des États-Unis, a présenté le 24 août une opération baptisée Economic Outcast. Lors d’une conférence de presse, le responsable a clarifié l’objectif de cette campagne : accentuer l’isolement du régime iranien. Cette initiative fait suite à des commentaires formulés la semaine précédente, où le dirigeant politique évoquait la possibilité d’un effondrement du régime en place.
Le Département du Trésor a procédé à une cartographie précise des réseaux, des facilitateurs et des nœuds logistiques utilisés par Téhéran pour exporter son pétrole malgré les mesures restrictives. Plus de 60 entités, navires et individus sont désormais dans le viseur de Washington pour leur implication supposée dans des programmes nucléaires, des missiles ou le secteur pétrolier. Le gouvernement américain a averti que tout engagement économique avec le régime exposerait les responsables à la pleine puissance des mesures punitives.
La portée de ces sanctions pourrait s’étendre aux secteurs de l’or, de l’aviation, du transport maritime, de la technologie et des actifs numériques. Des succursales de la Bank Melli, notamment celle située à Paris, pourraient être contraintes de cesser leurs activités. Le président Donald Trump a souligné sur Truth Social que l’économie iranienne était en train de s’effondrer. Parallèlement, le cours du rial et du toman a atteint des niveaux historiquement bas, nécessitant 2 millions de rials pour obtenir un dollar américain.
La situation diplomatique se complexifie avec la position de la Chine, premier acheteur de brut iranien. Pékin a fermement dénoncé des sanctions qualifiées d’illégales et contraires au droit international. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian, a averti que la Chine prendrait les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts. Bien que Washington ait évité de cibler directement les grandes institutions financières chinoises, la menace d’une extension des sanctions pèse sur les relations bilatérales, à l’approche d’une rencontre prévue à Washington entre Donald Trump et Xi Jinping. Les raffineries privées chinoises, surnommées théières, restent au cœur de ces échanges financiers malgré le blocus naval américain. Scott Bessent a toutefois maintenu qu’aucun acteur n’échapperait à la portée des décisions américaines.
— Caricat-media.org

