La France croule sous les déchets textiles, des vêtements usagés ou passés de mode. Les Français achètent deux fois plus de vêtements neufs par an qu’il y a 40 ans. Des vêtements de moins bonne qualité et plus difficiles à recycler. Sous la pression des acteurs de la filière de gestion de ces déchets – des associations pour la plupart –, le gouvernement a décidé d’agir. Début 2026, le cahier des charges de Refashion, l’éco-organisme chargé de faire appliquer le principe du pollueur-payeur, va évoluer. Il devra notamment soutenir le développement de la filière recyclage. À la friperie solidaire de Choisy-le-Roi, près de Paris, 25 personnes gèrent les dons de particuliers et en revendent une partie pour financer l’insertion professionnelle des salariés.
Au premier étage du bâtiment, juste au-dessus de la boutique, une immense salle est remplie de vêtements. Des chariots qui débordent, des cartons et des piles. Au fond, un mur de sacs-poubelle. Un par un, les salariés de la friperie solidaire de Choisy-le-Roi, près de Paris, les ouvrent et les trient.
Nantenin fait une première sélection, durant laquelle elle écarte les textiles troués, tachés, usés. « C’est un pull, mais trop peluché. C’est pas un super sac, énumère-t-elle en égrenant les vêtements usagés. Il y a de moins en moins d’affaires. Raison pour laquelle on garde tout ce qui est en bon état, été comme hiver. »
La jeune femme a pour consigne d’être plus exigeante en revanche avec les vêtements pour femme. « On essaye d’avoir un tri plus drastique sur les matières pour l’été, parce que nous en avons une énorme quantité et de mauvaise qualité », justifie Fanny Bluteau, encadrante technique au tri des textiles.
Elle n’a pas besoin de fouiller longtemps pour trouver un exemple à nous montrer, une jupe d’une marque de fast fashion, en l’occurrence : « Typiquement, celle-ci. Vous voyez la matière très fine qui est en polyester. On voit déjà que les lavages ont abîmé le vêtement. Il y a des fils tirés. Nous savons que s’il y a encore un ou deux lavages sur ce vêtement, il ne sera plus utilisable. Il y a une question éthique là-dedans, parce que nous ne voulons pas vendre de vêtements aux clients qui vont leur durer deux jours. »
Plusieurs étapes de sélection
Après plusieurs étapes de sélection, ce que l’on appelle la crème alimentera bientôt cinq boutiques à Paris et en proche banlieue. D’immenses cabas seront aussi distribués à des associations. Le reste – l’invendable et l’importable – est stocké au rez-de-chaussée du bâtiment.
« Vous voyez cette quantité ? Nous n’avons jamais connu cela, s’exclame Ludovic Vasseur, directeur de la Friperie solidaire, en désignant des montagnes de sacs, une trentaine de mètres cubes environ. C’est tout ce qui va partir en déchetterie. Ou en recyclage, pour une part assez faible. Il y a 10 ans, notre taux de réemploi était autour de 50 à 55 %. Il descend aujourd’hui à 30 %, peut-être même en dessous à cause des achats neufs faits par les clients. Nos dons reflètent les habitudes de consommation. »
Si les 70 % de textiles restants s’entassent ici depuis des mois, c’est que tout le reste de la filière est bouché : un système de collecte sous-financé, des capacités de recyclage insuffisantes et les marchés de la fripe africains et sud-américains saturés. La filière n’a pas d’autre choix que de se réinventer, les montagnes de vêtements risquant bientôt de s’écrouler.
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La France est confrontée à un problème croissant de déchets textiles, avec les Français achetant deux fois plus de vêtements neufs par an qu’il y a 40 ans. Ces vêtements sont souvent de moins bonne qualité et plus difficiles à recycler, ce qui entraîne une augmentation des déchets textiles. Sous la pression des acteurs de la filière de gestion de ces déchets, le gouvernement a décidé d’agir. Le cahier des charges de Refashion, l’éco-organisme chargé de faire appliquer le principe du pollueur-payeur, va évoluer début 2026 pour soutenir le développement de la filière recyclage.
La friperie solidaire de Choisy-le-Roi, près de Paris, est un exemple de l’ampleur du problème. Les salariés de la friperie reçoivent des dons de particuliers et trient les vêtements pour en revendre une partie et financer l’insertion professionnelle des salariés. Cependant, la quantité de vêtements invendables et importables est énorme, avec des montagnes de sacs-poubelle qui s’entassent au rez-de-chaussée du bâtiment. Le directeur de la friperie, Ludovic Vasseur, explique que le taux de réemploi est passé de 50 à 55% il y a 10 ans à 30% aujourd’hui, en raison des achats neufs faits par les clients.
Le problème est que la filière de gestion des déchets textiles est bouchée. Le système de collecte est sous-financé, les capacités de recyclage sont insuffisantes et les marchés de la fripe africains et sud-américains sont saturés. La filière n’a pas d’autre choix que de se réinventer pour faire face à cette crise. Les montagnes de vêtements risquent bientôt de s’écrouler si des solutions ne sont pas trouvées.
La friperie solidaire de Choisy-le-Roi tente de faire face à ce problème en triant les vêtements de manière drastique, en gardant seulement les vêtements de bonne qualité et en envoyant le reste en déchetterie ou en recyclage. Cependant, cela ne suffit pas pour résoudre le problème. Il est nécessaire que les consommateurs changent leurs habitudes de consommation et que les entreprises prennent des mesures pour réduire la quantité de déchets textiles.
Le gouvernement a décidé de prendre des mesures pour soutenir la filière recyclage, mais cela ne suffit pas. Il est nécessaire que tous les acteurs de la filière, y compris les consommateurs, les entreprises et les organisations, travaillent ensemble pour trouver des solutions pour réduire la quantité de déchets textiles et promouvoir une économie circulaire.
La seconde vie des objets est un pilier essentiel de l’économie circulaire. Il est possible de donner une nouvelle vie aux vêtements en les réparant, les recyclant ou les réutilisant. Cela peut aider à réduire la quantité de déchets textiles et à promouvoir une économie plus durable. Les consommateurs peuvent également jouer un rôle important en achetant des vêtements de seconde main, en les réparant ou en les échangeant avec d’autres personnes.
En résumé, la France est confrontée à un problème croissant de déchets textiles, avec des conséquences environnementales et sociales importantes. Il est nécessaire que les consommateurs, les entreprises et les organisations travaillent ensemble pour trouver des solutions pour réduire la quantité de déchets textiles et promouvoir une économie circulaire. La seconde vie des objets est un pilier essentiel de l’économie circulaire, et il est possible de donner une nouvelle vie aux vêtements en les réparant, les recyclant ou les réutilisant.
Les chiffres sont alarmants : les Français achètent chaque année 14 kilos de vêtements par personne, soit deux fois plus qu’il y a 40 ans. Les vêtements ont une durée de vie moyenne de 3 ans, contre 5 ans il y a 20 ans. Les déchets textiles représentent 10% des déchets ménagers, soit 600 000 tonnes par an. La friperie solidaire de Choisy-le-Roi reçoit chaque jour des tonnes de vêtements, dont seulement 30% sont réutilisables.
La filière de gestion des déchets textiles est complexe et implique de nombreux acteurs, des fabricants de vêtements aux consommateurs, en passant par les friperies et les entreprises de recyclage. Il est nécessaire que tous ces acteurs travaillent ensemble pour trouver des solutions pour réduire la quantité de déchets textiles et promouvoir une économie circulaire.
Les solutions existent, mais elles nécessitent une volonté politique et une implication des consommateurs. Il est possible de réduire la quantité de déchets textiles en achetant des vêtements de seconde main, en les réparant ou en les échangeant avec d’autres personnes. Les entreprises peuvent également prendre des mesures pour réduire la quantité de déchets textiles, en utilisant des matériaux recyclés ou en créant des vêtements plus durables.
En conclusion, la France est confrontée à un problème croissant de déchets textiles, mais il est possible de trouver des solutions pour réduire la quantité de déchets et promouvoir une économie circulaire. Il est nécessaire que les consommateurs, les entreprises et les organisations travaillent ensemble pour trouver des solutions pour réduire la quantité de déchets textiles et promouvoir une économie plus durable. La seconde vie des objets est un pilier essentiel de l’économie circulaire, et il est possible de donner une nouvelle vie aux vêtements en les réparant, les recyclant ou les réutilisant.
