La scène politique française traverse une période de fortes tensions. D’une part, le candidat Horizons à la présidentielle, Édouard Philippe, fait face à une vive polémique après ses déclarations sur la surreprésentation de personnes issues de l’immigration parmi les auteurs de violences. Lors d’un déplacement dans le Nord le mercredi 4 novembre, il a évoqué la notion de racisme anti-Blancs, affirmant que ce phénomène aurait causé des décès à Crépol. Ces propos s’inscrivent dans une série d’orientations droitières observées au sein de son groupe à l’Assemblée nationale.
Parallèlement, le climat social demeure tendu. La journée du 5 novembre a été marquée par une mobilisation massive, portée par des revendications sociales qui s’imposent au cœur du débat public. Ce mouvement, qui a pris de l’ampleur au fil des semaines, trouve ses racines dans une colère latente. Le 18 septembre, le lycée Saint-Exupéry à Créteil, dans le Val-de-Marne, connaissait son premier blocage. À cette période, les prix du carburant atteignaient des sommets, alourdissant le quotidien de nombreux ménages. Face à cette situation, le gouvernement a décidé d’organiser une conférence sociale en urgence.
La sphère médiatique et commerciale est également au centre des contestations. Le vendredi 6 novembre, des activistes ont mené une action symbolique en gare Montparnasse, à Paris. Ils ont procédé au déménagement partiel d’un magasin Relay pour dénoncer le monopole de Vincent Bolloré. Les militants reprochent à ces enseignes, propriétés du groupe Lagardère contrôlé par le milliardaire, de favoriser la diffusion de publications d’extrême droite. Dans un espace délimité par des rubans, ils ont brandi des pancartes critiquant la SNCF, présidée par Jean Castex depuis 2025, et accusant la propagande d’extrême droite de tuer.
Cette action fait écho à une étude de l’Observatoire des multinationales parue en juin, qui soulignait une surreprésentation dans ces boutiques d’ouvrages de Philippe de Villiers ou de la revue La Furia. Zoé Pélégry, porte-parole d’Alternatiba, a justifié cette initiative en réclamant une neutralité de l’espace public. Le contrat liant la SNCF à la filiale Lagardère Travel Retail, renouvelé en 2023, reste au cœur des interrogations. Si l’action a suscité la curiosité, elle a aussi provoqué des réactions hostiles de la part de certains usagers et employés, ces derniers déplorant les conséquences logistiques immédiates de cette intervention sur le rangement des rayons.
— Caricat-media.org

