Le paysage géopolitique et économique actuel est marqué par une présence chinoise accrue sur plusieurs fronts. Dans le secteur automobile, le Mondial de l’automobile à Paris, qui se tient du 12 au 18 octobre, illustre cette dynamique. Le président de la République, Emmanuel Macron, a procédé à l’inauguration de cette 91e édition le lundi 12 octobre. L’événement accueille un nombre record de constructeurs chinois, avec 24 fabricants présents, face à 28 marques européennes. Cette montée en puissance, avec une hausse des véhicules importés de 100 % en 2025 par rapport à 2024, a conduit Bruxelles à chercher des solutions pour protéger le marché européen.
Un accord conclu le vendredi 9 octobre à Pékin prévoit de limiter les importations de véhicules hybrides chinois à 350 000 unités par an, réduisant ainsi le volume précédent de plus de moitié. Malgré ce cadre, le constructeur chinois BYD étudie la possibilité d’implanter une usine sur le territoire français. Stella Li, vice-présidente du groupe, a confirmé que la France figure sur la liste restreinte des sites potentiels. Emmanuel Macron, tout en maintenant un bras de fer avec Pékin, cherche à renforcer le made in Europe avec le soutien de l’Allemagne, quitte à revoir les objectifs environnementaux de l’Union européenne.
Parallèlement, la Chine exerce une pression diplomatique marquée. Le lundi 12 octobre, Pékin a annoncé des sanctions contre des ministres du Paraguay et du Belize. Ces mesures visent à punir le maintien de relations diplomatiques avec Taïwan, territoire que la Chine considère comme l’une de ses provinces. Ce geste est présenté par Pékin comme un avertissement aux alliés de l’île.
L’influence chinoise s’étend également au-delà des échanges commerciaux classiques. Dans son ouvrage paru le 6 octobre, Rana Foroohar souligne que l’Arctique devient un nouveau théâtre d’affrontements géopolitiques. La Chine y dispose d’une avance technologique et logistique grâce à sa flotte et ses chantiers navals, devançant les États-Unis dans cette zone où la fonte des glaces modifie les rapports de force.
Enfin, le ralentissement de la consommation en Chine impacte les secteurs du luxe. Le groupe LVMH a constaté un recul de 5 % de ses ventes au troisième trimestre, illustrant les difficultés économiques actuelles du pays. Si l’accord commercial conclu entre l’UE et Pékin permet d’éloigner la perspective d’une guerre commerciale, les débats persistent sur la fermeté à adopter face aux pratiques chinoises.
— Caricat-media.org

