Une nouvelle étape a été franchie dans les relations conflictuelles entre le chef de l’État américain et une partie de la presse. Vendredi, Donald Trump a fait part de sa volonté de verrouiller les accès à la Maison Blanche pour trois entités. Cette décision, qualifiée d’inédite, a été mise en application dès le lendemain.
Lorsqu’ils se sont présentés aux portes de la résidence, les reporters ont constaté que leurs accréditations ne fonctionnaient plus. Akayla Gardner, correspondante pour MSNOW, a raconté avoir tenté de scanner son badge sans succès, voyant un indicateur lumineux rouge clignoter. Cheyenne Haslett, travaillant pour Politico, a également été éconduite le samedi matin. Selon les journalistes sur place, il s’agit d’une situation jamais observée auparavant.
Donald Trump a justifié cette manœuvre sur son réseau Truth Social. Il a accusé ces médias de diffuser une couverture permanente de fausses informations. Le président a par ailleurs menacé d’étendre ces restrictions à d’autres structures médiatiques qu’il juge propagatrices de contenus erronés. Cette offensive survient alors que l’administration est confrontée à des défis politiques, notamment la hausse des prix des carburants et la gestion de la guerre en Iran.
L’Association des correspondants de la Maison Blanche, dirigée par Jacqui Heinrich, a vivement réagi. Dans un communiqué daté du 19 septembre, l’organisation a jugé cette révocation contraire à la Constitution, estimant qu’elle enfreint le Premier amendement garantissant la liberté de la presse. L’association exhorte le président à rétablir immédiatement l’accès aux journalistes, soulignant que cette mesure crée une situation périlleuse pour la liberté d’expression. D’autres voix se sont élevées contre cette initiative, à l’instar d’un porte-parole qui a dénoncé une volonté d’intimider les médias critiques.
Sur le plan politique, Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat, a critiqué cette action. Il a comparé l’attitude du président à celle des dictateurs, affirmant que le peuple doit pouvoir contrôler ses élus via une presse libre. Rappelons que Donald Trump a multiplié les attaques contre des journalistes depuis son retour au pouvoir début 2025.
— Caricat-media.org

