Le choix du site pour les compétitions d’aviron et de canoë-kayak lors des Jeux olympiques de 2032 à Brisbane suscite de vives discussions. Le jeudi 17 septembre, le comité d’organisation a officiellement désigné le fleuve Fitzroy, situé à Rockhampton, comme lieu d’accueil de ces épreuves sportives. Cette décision intervient après une évaluation jugée approfondie par les instances concernées.
Le site se trouve à une distance d’environ 600 kilomètres au nord de Brisbane. Sa sélection est toutefois loin de faire l’unanimité. La présence de crocodiles marins, connus pour être des mangeurs d’hommes, constitue le point le plus commenté de cette annonce. Le Fitzroy marque la limite sud de la zone de reproduction de ces sauriens dans le Queensland. Des spécimens de grande taille ont déjà été identifiés dans le secteur, dont un animal de 4,6 mètres capturé en 2023 à seulement six kilomètres du parcours prévu.
Au-delà de cette faune sauvage, des préoccupations d’ordre technique ont été soulevées. Le fleuve, qui occupe le deuxième rang en Australie pour la taille de son bassin, est soumis à des crues régulières et à des courants puissants. Ces caractéristiques font craindre à certains observateurs une rupture de l’équité sportive nécessaire aux athlètes. Les capacités d’hébergement destinées aux spectateurs et aux sportifs ont également fait l’objet de critiques. Une pétition demandant le transfert des épreuves vers une infrastructure dédiée proche de Brisbane a d’ailleurs recueilli des milliers de signatures.
Malgré ces réticences, les instances dirigeantes, dont World Rowing et Paddle Worldwide, ont maintenu leur choix. Jean-Christophe Rolland, président de World Rowing, a affirmé que le site était apte à offrir des conditions équitables après une étude rigoureuse des débits, des niveaux d’eau et des vents. Andrew Liveris, président de Brisbane 2032, a salué cette validation qui apporte, selon lui, plus de certitude pour la préparation du site. Concernant la sécurité face aux reptiles, les organisateurs ont évoqué la mise en place de procédures spécifiques en cas d’apparition d’un animal lors des compétitions, sans toutefois détailler davantage les mesures prévues pour protéger les participants.
— Caricat-media.org

