Ca commence à devenir une habitude dans le parti. Chaque moment décisif est l’occasion d’afficher division et de troubler l’électorat. Nouvel exemple cette semaine avec le dénouement du budget Lecornu.
En cette fin de semaine, au sein du parti Les Républicains, on veut voir un signe positif dans l’actualité parlementaire. Mercredi soir, à la surprise générale, le Sénat a fait capoter la proposition de loi sur la fin de vie. Grâce notamment au vote décisif de plusieurs élus LR, l’article clé créant une « assistance médicale à mourir » a été rejeté (144 voix contre, 123 pour). Au parti, et particulièrement dans l’entourage de Bruno Retailleau, on vit ce revers comme un soulagement majeur. « Cela rend caduques les attaques du début de semaine, quand on nous accusait de n’être ni libéraux ni conservateurs », glisse-t-on en interne. Le versant conservateur de la ligne LR semble ainsi préservé, en revanche, pour le volet libéral et pro-économique, l’équation est beaucoup plus compliquée.
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Le budget Lecornu est qualifié en interne de « mauvais », voire de « très mauvais » – à commencer par Bruno Retailleau lui-même, passablement agacé par les nombreuses concessions accordées aux socialistes.Parmi les points noirs : les hausses d’impôts sur les grandes entreprises inscrites dans le projet de loi de finances, cumulées à la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la Sécurité sociale. « Les socialistes ont marqué un point, c’est clair », reconnaît-on à LR, où l’on peine à assumer cette entorse à la ligne historique du parti, traditionnellement favorable aux milieux économiques. Mais en réalité, personne ne veut endosser la responsabilité du chaos qu’aurait provoqué une censure. « Personne ne veut assumer le chaos », souffle un proche de Bruno Retailleau, pour qui le vrai rendez-vous reste la présidentielle de 2027.D’autant que la direction du parti n’a de toute façon pas la main sur les députés LR, dirigés par Laurent Wauquiez. Nouvelle illustration cette semaine : le patron des députés n’a critiqué le budget qu’à moitié, y voyant même certaines « victoires », notamment sur le dossier des retraités.
LR prié de censurer
Des réseaux proches du RN et de l’UDR (dirigée par l’ancien patron LR Éric Ciotti) ont lancé pétitions et raids en ligne pour pousser les députés de droite à faire tomber le gouvernement – et surtout pour affaiblir LR. Pire encore pour le parti : l’un de ses membres les plus libéraux, David Lisnard (maire de Cannes et prétendant déclaré à l’investiture pour 2027), est allé plaider publiquement pour la censure. Il a même appelé Bruno Retailleau à se montrer un « vrai chef ». « Tout ça n’est pas bon pour nous », concède un cadre LR très au fait de la cuisine interne. Au sein de la formation de droite, on se raccroche toutefois à un contexte où un événement en chasse un autre. Le prochain rendez-vous est déjà là : les élections municipales de mars, où Les Républicains jouent gros. Elles permettront de jauger concrètement les conséquences de ces séquences politiques pas toujours faciles à gérer.
Voici un résumé de l’article en 1000 mots :
Le parti Les Républicains (LR) est en proie à une nouvelle crise interne, cette fois-ci liée au budget Lecornu. Le parti est divisé sur la manière de réagir face à ce budget, qui est considéré comme « mauvais » ou « très mauvais » par de nombreux élus LR, y compris le président du parti, Bruno Retailleau. Les points noirs du budget incluent les hausses d’impôts sur les grandes entreprises et la suspension de la réforme des retraites.
Malgré ces critiques, le parti a décidé de ne pas déposer de motion de censure contre le gouvernement, ce qui a déçu certains de ses membres les plus libéraux, comme David Lisnard, maire de Cannes et prétendant déclaré à l’investiture pour 2027. Lisnard a même appelé Bruno Retailleau à se montrer un « vrai chef » et à prendre des mesures plus fermes contre le gouvernement.
Cependant, la direction du parti estime que la censure ne serait pas une solution viable, car elle entraînerait un chaos politique et pourrait affaiblir le parti à l’approche de la présidentielle de 2027. De plus, les députés LR, dirigés par Laurent Wauquiez, ne sont pas unanimes sur la question du budget et certains y voient même des « victoires » pour le parti.
La situation est d’autant plus compliquée que des réseaux proches du Rassemblement National (RN) et de l’Union des Démocrates et des Républicains (UDR), dirigée par l’ancien patron LR Éric Ciotti, ont lancé des pétitions et des raids en ligne pour pousser les députés de droite à faire tomber le gouvernement et affaiblir LR.
Malgré ces difficultés, le parti LR tente de se concentrer sur les prochaines élections municipales de mars, qui seront un test important pour le parti. Les élections municipales permettront de jauger concrètement les conséquences de ces séquences politiques pas toujours faciles à gérer.
Il est important de noter que le parti LR est traditionnellement favorable aux milieux économiques, mais que les concessions accordées aux socialistes dans le budget Lecornu ont créé des tensions au sein du parti. Les élus LR sont également divisés sur la question de la fin de vie, qui a été débattue au Sénat la semaine dernière. Le parti a finalement réussi à faire capoter la proposition de loi sur la fin de vie, ce qui a été considéré comme un soulagement majeur pour les élus LR les plus conservateurs.
En résumé, le parti LR est actuellement en proie à des divisions internes sur plusieurs questions, notamment le budget Lecornu et la fin de vie. La direction du parti tente de trouver un équilibre entre les différentes tendances au sein du parti, mais la situation est compliquée par les pressions externes et les intérêts contradictoires des différents groupes au sein du parti.
Le contexte politique actuel est également marqué par la proximité de la présidentielle de 2027, qui pèse lourdement sur les décisions du parti. Les Républicains doivent trouver un moyen de se renouveler et de se réinventer pour rester compétitifs dans le paysage politique français.
En outre, les élections municipales de mars seront un test important pour le parti, car elles permettront de mesurer la popularité du parti et de ses candidats. Les Républicains doivent donc trouver un moyen de surmonter leurs divisions internes et de se présenter uni face aux électeurs.
Enfin, il est important de noter que le parti LR est actuellement en concurrence avec d’autres partis de droite, tels que le Rassemblement National et l’Union des Démocrates et des Républicains. Les Républicains doivent donc trouver un moyen de se démarquer de ces partis et de convaincre les électeurs de leur capacité à gouverner le pays.
En conclusion, le parti LR est actuellement en proie à des défis importants, mais il doit trouver un moyen de surmonter ses divisions internes et de se présenter uni face aux électeurs. Les prochaines élections municipales et la présidentielle de 2027 seront des tests importants pour le parti, et les Républicains doivent trouver un moyen de se renouveler et de se réinventer pour rester compétitifs dans le paysage politique français.
