Cette scientifique d’origine malgache, reconnue mondialement pour son travail, veut développer de nouvelles thérapies pour le plus grand nombre. (Rediffusion du 21/08/2025)
Chantal Pichon est née et a grandi à Madagascar. À 17 ans, cette bachelière brillante quitte le nid familial pour poursuivre ses études dans l’Hexagone, à Marseille. Ses parents sont tous les deux médecins, et elle devait suivre leurs traces, mais une autre voie s’ouvre à elle. « Au départ, je voulais être chirurgienne, raconte Chantal Pichon en souriant, C’était mon rêve. À vrai dire, celui de mon père. Et puis, après, je me suis dit que si je ne suis pas médecin, je peux devenir chercheur en biologie, comme ça je me rapproche de la médecine. Je ne soignerai pas, mais je développerai des nouvelles thérapies. »
L’ARN messager n’a plus aucun secret pour elle
Son nom et son visage sont associés depuis peu de temps à l’ARN messager, découvert par le grand public lors de la pandémie du Covid-19 et ensuite lors de la vaccination. Elle est en la matière une véritable pionnière : cela fait plus de 20 ans qu’elle travaille pour plusieurs laboratoires sur cette technologie.
Titulaire d’une chaire d’innovation à l’Institut universitaire de France, cette chercheuse est reconnue mondialement. Pourtant, on ne sait presque rien d’elle. Dans le cadre de la stratégie d’accélération France mise en place par le président Emmanuel Macron, elle dirige un gros projet sur la mise au point de nouveaux vaccins.
« J’ai des projets européens pour essayer de trouver des moyens pour réduire le coût des ARN messagers, explique-t-elle, comme je viens de Madagascar, un pays pauvre, ce qui me guide, c’est d’arriver à placer une petite brique à mon niveau pour justement développer de nouvelles thérapies pour le plus grand nombre. Car c’est très bien de développer des nouvelles thérapies, mais si c’est juste pour des pays développés, et si c’est réservé à des personnes qui ont de l’argent, eh bien, je trouve cela un peu dommage ».
Un parcours pas toujours simple
Chantal Pichon a déjà été confrontée au racisme en France. « J’étais candidate pour piloter une école, le profil me correspondait. La directrice était présente, elle m’a regardée et m’a dit : « Êtes-vous sûr que vous pouvez vraiment représenter cette école comme vous êtes là ? Cette phrase m’a véritablement blessée. Je pense que si on ne réussit pas, tout le monde vous accepte et quelque part, vous êtes à votre place. Mais lorsqu’on commence à réussir, cela agace. Il y a de la jalousie, mais je pense que cela concerne tout le monde ».
Pantalon fluide couleur kaki ou noir, agrémenté d’un pendentif. Chantal Pichon, élégante et souriante, déambule dans ce laboratoire flambant neuf implanté par l’Inserm, organisme de recherche public français. « Je suis excessivement fière et reconnaissante vis-à-vis de l’Inserm, je veux rendre à la société ce que j’ai eu. J’ai l’habitude de dire à mes étudiants que quand on veut réussir, on peut. En fait, quand les gens vous font confiance, ils vous proposent des moyens humains, des moyens financiers, des équipements. Et puis quand plusieurs collègues vous font confiance pour mener des projets avec eux, eh bien cela vous donne aussi énormément de responsabilités. J’ai beaucoup de pression, j’espère vraiment réussir. »
À 60 ans, cette femme passionnée et impatiente a un rêve. Avec sa jeune équipe d’une quarantaine de personnes, qui regroupe plusieurs nationalités, elle met en place les vaccins et les thérapies innovantes à partir de l’ARN messager, une technologie qui pourrait être utilisée notamment dans le traitement de certains cancers.
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Chantal Pichon, une scientifique d’origine malgache, est reconnue mondialement pour son travail sur l’ARN messager, une technologie qui a gagné en visibilité lors de la pandémie du Covid-19 et de la vaccination. Née et ayant grandi à Madagascar, Chantal Pichon a quitté son pays natal à 17 ans pour poursuivre ses études en France, à Marseille. Ses parents, tous les deux médecins, l’avaient encouragée à suivre leurs traces, mais Chantal Pichon a choisi de se tourner vers la recherche en biologie, souhaitant développer de nouvelles thérapies pour aider le plus grand nombre.
Avec plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de l’ARN messager, Chantal Pichon est devenue une pionnière dans ce domaine. Elle est titulaire d’une chaire d’innovation à l’Institut universitaire de France et dirige un projet important sur la mise au point de nouveaux vaccins dans le cadre de la stratégie d’accélération France mise en place par le président Emmanuel Macron. Son objectif est de rendre ces thérapies accessibles à tous, en particulier dans les pays en développement, où les coûts élevés des traitements sont souvent un obstacle.
Chantal Pichon a déjà été confrontée au racisme en France, notamment lorsqu’elle a été candidate pour diriger une école et que la directrice lui a posé des questions sur sa capacité à représenter l’établissement en raison de son origine. Cependant, elle n’a pas laissé ces expériences la décourager et continue de travailler avec passion et détermination pour atteindre ses objectifs.
Aujourd’hui, à 60 ans, Chantal Pichon est à la tête d’une équipe de chercheurs de plusieurs nationalités et travaille sur le développement de vaccins et de thérapies innovantes à partir de l’ARN messager. Elle est excessivement fière de son travail et reconnaissante envers l’Inserm, organisme de recherche public français qui l’a soutenue dans ses projets. Chantal Pichon est convaincue que lorsque les gens vous font confiance et vous proposent des moyens humains et financiers, il est possible de réussir et de rendre à la société ce que l’on a reçu.
Son rêve est de développer des thérapies innovantes pour traiter des maladies telles que le cancer, et elle est déterminée à réussir. Malgré les pressions et les défis, Chantal Pichon reste optimiste et continue de travailler avec énergie pour atteindre ses objectifs. Elle est un exemple inspirant pour les jeunes scientifiques et les femmes issues de la diversité, montrant que avec de la détermination et du travail acharné, il est possible de réussir dans un domaine dominé par les hommes.
Chantal Pichon est également préoccupée par l’accès aux soins de santé dans les pays en développement. Elle estime que les coûts élevés des traitements sont un obstacle majeur pour les personnes qui en ont besoin. C’est pourquoi elle travaille sur des projets européens pour réduire les coûts de production des ARN messagers, afin de rendre ces thérapies plus accessibles à un plus grand nombre de personnes.
Enfin, Chantal Pichon est une femme passionnée et impatiente qui a consacré sa vie à la recherche et au développement de nouvelles thérapies. Elle est un exemple de réussite pour les femmes issues de la diversité et montre que avec de la détermination et du travail acharné, il est possible de réussir dans un domaine dominé par les hommes. Son histoire est un témoignage de la force et de la résilience des femmes qui ont surmonté les obstacles pour atteindre leurs objectifs.
En conclusion, Chantal Pichon est une scientifique exceptionnelle qui a consacré sa vie à la recherche et au développement de nouvelles thérapies. Elle est une pionnière dans le domaine de l’ARN messager et travaille avec passion et détermination pour rendre ces thérapies accessibles à tous. Son histoire est un exemple inspirant pour les jeunes scientifiques et les femmes issues de la diversité, montrant que avec de la détermination et du travail acharné, il est possible de réussir dans un domaine dominé par les hommes.
