mardi, janvier 27, 2026

CARICAT MEDIA

AccueilPoliticsUnion des droites en France: ce serpent de mer qui agite Les...

Union des droites en France: ce serpent de mer qui agite Les Républicains – Politique, le choix de la semaine

Alors que l’ancien président Nicolas Sarkozy a entaillé durablement le cordon sanitaire cher à l’ancien président Jacques Chirac en expliquant dans son livre qu’il ne soutiendrait pas un front républicain contre le RN, ses propos ont relancé le débat sur l’union des droites. Dix-huit mois après le départ fracassant d’Éric Ciotti des Républicains, le parti reste profondément divisé sur le sujet.

Les barrières tombent et alors que le parti d’extrême droite Rassemblement national caracole en tête du premier tour de l’élection présidentielle dans tous les sondages, certains ténors de la droite se demandent comment ne pas être engloutis par le RN. Chacun apporte sa réponse, quitte à rompre avec le cordon sanitaire jusque-là largement érigé en rempart.

Ces derniers jours, la petite phrase de Nicolas Sarkozy dans son livre Journal d’un prisonnier a jeté un pavé dans la mare. Alors qu’il avait appelé à voter Emmanuel Macron face à Marine Le Pen en 2017 et en 2022, il estime que « la reconstruction de la droite ne pourra passer que par l’esprit de rassemblement le plus large possible, sans exclusive et sans anathème ». Un revirement notable, qui intervient après plusieurs déclarations dans le même sens de la part de hauts responsables LR.

À commencer par le patron du parti Bruno Retailleau, qui a appelé à faire voter RN dans une législative partielle contre un candidat de gauche et qui appelle à une union des droites dans les urnes.

Une ligne pas totalement suivie à droite

Pour le président de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand, cette alliance, si elle avait lieu, se ferait forcément au détriment des Républicains qui pourraient ainsi disparaître, dilués dans le RN. Pour la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, « s’allier au RN, c’est s’effacer, c’est devenir sa caution de respectabilité ». Une position que partage une ministre Renaissance. Pour elle, « si un accord droite et extrême droite se faisait, on pourrait plutôt parler d’une OPA hostile plus que d’une alliance ».

En ligne de mire, les élections municipales, un test avant la présidentielle de 2027

Les prises de parole et les stratégies des candidats commencent à se multiplier. C’est le cas par exemple du président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, qui appelle à tout voter sauf LFI en cas de second tour sans candidat LR.

Quant aux maires issus de la droite républicaine, ils sont de plus en plus confrontés à des concurrences de la part du Rassemblement national. C’est le cas par exemple de la candidate LR Martine Vassal à Marseille qui a laissé sous-entendre qu’elle pourrait s’allier avec le candidat RN Franck Allisio. Dans ce cadre, la tentation de faire alliance donnerait raison, avec quelques mois de retard, au pari d’Éric Ciotti à l’occasion des dernières élections législatives.

À lire aussiFrance: aucun «front républicain» contre l’extrême droite aux prochaines élections, assume Sarkozy

L’ancien président français Nicolas Sarkozy a récemment publié un livre intitulé « Journal d’un prisonnier » dans lequel il exprime son point de vue sur l’union des droites en France. Selon lui, la reconstruction de la droite ne pourra se faire qu’en adoptant un esprit de rassemblement large, sans exclusive ni anathème. Cela signifie que Sarkozy est ouvert à l’idée de faire alliance avec d’autres partis de droite, y compris le Rassemblement national (RN), pour contrer la montée en puissance de l’extrême droite.

Ces propos ont relancé le débat sur l’union des droites en France, notamment au sein du parti Les Républicains (LR). Le parti est actuellement divisé sur la question, avec certains membres estimant qu’il est nécessaire de faire alliance avec le RN pour ne pas être englouti par ce dernier, tandis que d’autres sont opposés à cette idée.

Le président du parti LR, Bruno Retailleau, a récemment appelé à faire voter RN dans une législative partielle contre un candidat de gauche et a plaidé pour une union des droites dans les urnes. Cependant, cette ligne n’est pas suivie par tous les membres du parti. Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, estime que toute alliance avec le RN se ferait au détriment des Républicains, qui pourraient disparaître en étant dilués dans le RN.

La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, est également opposée à l’idée de s’allier au RN, estimant que cela signifierait « s’effacer » et devenir la « caution de respectabilité » du RN. Une ministre du parti Renaissance partage ce point de vue, estimant qu’un accord entre la droite et l’extrême droite serait plus proche d’une « OPA hostile » que d’une alliance.

Les élections municipales qui auront lieu prochainement seront un test important pour les partis de droite, qui devront faire face à la concurrence du RN. Le président du groupe LR à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, a appelé à voter pour tout candidat sauf La France insoumise (LFI) en cas de second tour sans candidat LR. Les maires issus de la droite républicaine sont également de plus en plus confrontés à des concurrences de la part du RN.

Dans ce contexte, la tentation de faire alliance avec le RN est grande, ce qui donnerait raison, avec quelques mois de retard, au pari d’Éric Ciotti, qui avait quitté le parti LR pour se présenter aux élections législatives. Il est à noter que le RN caracole en tête des sondages pour le premier tour de l’élection présidentielle, ce qui oblige les partis de droite à revoir leur stratégie pour ne pas être engloutis par ce dernier.

En résumé, le débat sur l’union des droites en France est relancé, avec des positions divergentes au sein du parti LR. Alors que certains estiment qu’il est nécessaire de faire alliance avec le RN pour contrer la montée en puissance de l’extrême droite, d’autres sont opposés à cette idée, estimant qu’elle signifierait la disparition des Républicains. Les élections municipales et la présidentielle de 2027 seront des tests importants pour les partis de droite, qui devront faire face à la concurrence du RN.

Il est important de noter que la question de l’union des droites en France est complexe et délicate, car elle implique des enjeux politiques, idéologiques et stratégiques importants. Les partis de droite doivent trouver un équilibre entre leur volonté de contrer la montée en puissance de l’extrême droite et leur refus de compromettre leurs valeurs et leurs principes.

Enfin, il est à noter que la position de Nicolas Sarkozy sur l’union des droites a été interprétée comme un revirement notable, car il avait précédemment appelé à voter Emmanuel Macron face à Marine Le Pen en 2017 et en 2022. Cette volte-face a jeté un pavé dans la mare et a relancé le débat sur l’union des droites en France. Il reste à voir comment les partis de droite vont réagir à cette nouvelle donne et comment ils vont gérer la concurrence du RN dans les prochaines élections.

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Most Popular

Recent Comments